Les capsules historiques
Voici les capsules des 175 ans d'histoire de la Fête nationale


Du 24 juin 1948 à aujourd’hui, le fleurdelisé flotte fièrement au sein du Défilé ainsi que dans toutes les autres manifestations de la Fête nationale en tant que drapeau officiel du Québec.

De 1834 à 1837, la Fête de la Saint-Jean-Baptiste est célébrée par la tenue de banquets, de messes et de processions dans les villes et villages du Bas-Canada.

La Rébellion des Patriotes de 1837-1839 provoque l’interruption des festivités de la Saint-Jean-Baptiste pour une période de cinq ans. Le 24 juin 1843, nous assistons, dans les rues de Montréal, au premier Défilé à grand déploiement orchestré par l’Association Saint-Jean-Baptiste de Montréal.

L’idée d’introduire un petit saint Jean-Baptiste, blond et frisé, dans les défilés du 24 juin fut initiée en 1866 par monsieur Alfred Chalifoux. Cette tradition a perduré durant plus de cent ans s’estompant au cours des années 1960.

Le 24 juin 1874, le 40e anniversaire de l’Association Saint-Jean-Baptiste est célébré en grande pompe à Montréal. Le Défilé est des plus impressionnants avec la présence de 91 Sociétés, 12 chars allégoriques, 31 corps de musique et 10 000 figurants.


En 1827, le journaliste Ludger Duvernay devient éditeur en achetant le journal La Minerve à Augustin-Norbert Morin. Sous la tutelle du Duvernay, La Minerve devien rapidement un journal important du Bas-Canada.

En mars 1834, Ludger Duvernay, George-Étienne Cartier et Louis-Victor Sicotte fondent la société « Aide-toi, le ciel t'aidera ». Duvernay en est le président. Les membres de cette société se rassemblent et discutent politique et littérature. Duvernay développe alors l'idée de faire revivre une tradition interrompue depuis la Conquête, soit la célébration des fêtes de la Saint-Jean-Baptiste. Son but avoué est de doter le peuple d’une fête nationale annuelle.

En 1878, l’Association Saint-Jean-Baptiste de Montréal adopte un air national pour les Canadiens français :

À la claire fontaine.

En plus des chars allégoriques, des impressionnants arcs de triomphes et des décorations dans les rues, les chars corporatifs représentant divers corps de métiers tels les bouchers, les boulangers et les typographes s’ajoutent au Défilé pour le grand plaisir de la population.

En 1884, à l’occasion du 50e anniversaire de l’Association Saint-Jean-Baptiste de Montréal, les festivités sont sans égal et s’étalent sur cinq jours.

Malgré un contexte peu propice aux grandes célébrations, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal décide d’organiser, en 1915, une Fête nationale sur le mont Royal incluant, pour la première fois, un cortège de 200 voitures. La foule est conquise et la Fête est un véritable succès!

En période de guerre et de conscription, les grands rassemblements ne sont pas encouragés par peur d’altercations et de révolte. Il faut attendre jusqu’en 1924 pour que la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal renouvelle avec la tenue d’un défilé qui aura pour thème « Ce que l’Amérique doit à la race française ». Ce défilé illustre, à l’aide de 24 chars, les événements et les personnages qui ont marqué l’histoire de l’Amérique française.

«Pour la majorité des spectateurs, la révélation est à peu près totale. On observe l’étonnement d’un peuple qui ne se croyait pas si glorieux.»

L’historien Robert Rumilly

En 1934, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal tient à souligner le 100e anniversaire de l’organisation par la tenue de la Fête nationale et du Défilé malgré la crise économique qui sévit depuis 1929.

Au cours des années 1930, Irlandais, Grecs, Italiens et Slovaques participent aux festivités de la Fête nationale ainsi qu’au Défilé démontrant tout le caractère cosmopolite de Montréal.

Le Défilé de Montréal sera, pour la première fois, diffusé sur les ondes de la télévision française de Radio-Canada en 1953. Pour l’occasion, le parcours du défilé est allongé de trois kilomètres : longeant la rue Sherbrooke et allant du boulevard Pie-IX à la rue Atwater.

Année après année, le Défilé de la Fête nationale, reconnu comme un événement de grande ampleur, attire des centaines de milliers de personnes provenant d’aussi loin que de l’Ontario, de l’Acadie et des États-Unis.

Le premier Défilé de la Fête nationale de nuit dans les rues de la métropole a lieu en 1963.


Entre 1960 et 1968, les thèmes abordés par les défilés, organisés par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, symbolisent vivement le cheminement identitaire qui se produit à cette période au Québec. L’identité canadienne-française passe ainsi à l’identité québécoise, plus moderne et ouverte sur le monde.

Or, de tels changements ne se sont pas produits sans heurt. Les défilés de 1968 et 1969 se sont tenus dans un climat de contestation et ont été grandement bouleversés par des émeutes.

À l’occasion du grand retour du Défilé de Montréal le 24 juin 1990, après vingt ans d’absence, la Société Saint-Jean-Baptiste fait appel aux services de Richard Blackburn pour concevoir une parade, sous le thème « le Québec, 30 ans de démocratie » qui représentera la force, la créativité et le succès des Québécois.


En 1992, le Défilé de la Fête nationale à Montréal émerveille les spectateurs par ses grandes qualités esthétiques. Sous le thème « Rendez-vous avec l’Histoire », les organisateurs désirent ainsi souligner les 350 ans de Montréal. La parade, débutant au parc Lafontaine, emprunte les rues Saint-Denis et Saint-Laurent afin de culminer au parc Jarry où les participants sont attendus pour partager un grand repas.

En 1999, et il en sera ainsi jusqu’en 2003, le Défilé prend place sur la rue Notre-Dame dans le Vieux-Montréal dans la nuit du 23 juin. Les centaines de milliers de spectateurs profitent de l’atmosphère magique et fantastique que crée une parade nocturne.

De 2004 à 2006, le Défilé, dont la tenue revient en après-midi du 24 juin, est tristement affecté par la diminution des subventions gouvernementales et la perte du parcours de la rue Notre-Dame.


En 2007, le Comité de la Fête nationale désire redonner à la population de Montréal un Défilé qui saura les surprendre et les émerveiller à nouveau. Dans cette optique, les organisateurs innovent en ajoutant, aux chars allégoriques et aux fanfares du Défilé, de nouveaux personnages gigantesques que sont les fameux Géants. De plus, la parade renouera avec un parcours historique en empruntant la rue Sherbrooke à partir de la rue Fullum jusqu’au parc Maisonneuve.

Une nouvelle tradition voit le jour : le Défilé des Géants de la Fête nationale à Montréal!


Chaque année depuis 1984, le MNQ détermine un thème et un visuel qui inspireront les responsables des quelque 750 fêtes locales, régionales et nationales à travers le Québec. À la demande du gouvernement, le MNQ assure ainsi la cohésion et l'unité entre les célébrations de la Fête nationale afin que cette dernière soit vraiment soulignée de façon appropriée.

L'Allée des aspirations, inspirée du thème « Rêver bleu », est un des projets spéciaux de l'année 2003. Il s'agit d'une fresque de près de 45 mètres, constituée de 18 tableaux réalisés par des jeunes de chacune des régions du Québec.

En 1925, la Saint-Jean devient une fête officielle et est déclarée, par la législature du Québec, comme étant un congé férié. Cette journée devint l'occasion de se rassembler et de témoigner de la vitalité et de la richesse culturelles de la nation canadienne-française.

En 1967, « Québec » remplace le terme « Canada français » dans le vocabulaire.

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